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Transparence et technologies : l’Afrique francophone peut mieux faire

Cinq ans après ses débuts, le Partenariat pour un Gouvernement Ouvert (PGO), l’initiative internationale de promotion de la transparence de l’action publique et la gouvernance ouverte, notamment par le biais d’Internet et des technologies, n’a pas fait beaucoup d’adhérents en Afrique francophone : seules la Tunisie et la Côte d’Ivoire en font partie. Une situation que les organisateurs du quatrième sommet mondial du PGO, qui aura lieu du 7 au 9 décembre 2016 à Paris, entendent bien faire évoluer.

Si le Net en Afrique est surtout évoqué pour les censures dont il fait fréquemment l’objet, c’est qu’il peut constituer un levier puissant d’émancipation démocratique, comme l’ont montré les printemps arabes.

Et les initiatives africaines ne manquent pas : Al Bawsala (la boussole), le groupe de suivi des discussions parlementaires en Tunisie qui dissèque le processus législatif sur les réseaux sociaux ; BudgIT, un site nigérian de « data crunch » [collection et mise en ordre de données, ndlr] pour faire le suivi des dépenses publiques ; Ushahidi, le logiciel open source de suivi des crises popularisé par les violences post-électorales au Kenya en 2007 et 2008, devenu une référence planétaire…

Seules la Côte d’Ivoire et la Tunisie sont membres

Mais cette effervescence relative ne se ressent pas encore dans l’adhésion des pays africains francophones au PGO. L’initiative internationale inaugurée en septembre 2011 par huit pays fondateurs (Brésil, Indonésie, Mexique, Norvège, Philippines, Afrique du Sud, Royaume-Uni et États-Unis) compte désormais 70 membres, mais seulement deux pays d’Afrique francophone : la Tunisie et la Côte d’Ivoire.

Une performance que veulent améliorer les organisateurs du quatrième sommet mondial du PGO, qui aura lieu du 7 au 9 décembre 2016 à Paris, ont plaidé ces derniers mercredi dans la capitale française en amont de l’événement, pour lequel 3 000 participants sont attendus.

« Le Burkina Faso, le Bénin ou le Sénégal sont au seuil de l’admissibilité », a indiqué Pauline Carmona, la secrétaire générale du Sommet, indiquant qu’une des priorités de la diplomatie française — la France est co-présidente du PGO — est que davantage de pays d’Afrique francophone rejoignent l’initiative.

Pour parvenir à l’adhésion, les pays doivent avoir voté une loi garantissant l’accès à l’information publique, garantir la mise à disposition du public de documents relatifs à la dépense publique et la divulgation du revenu et des avoirs des élus, et favoriser l’engagement des citoyens dans l’action publique.

Le gouvernement ouvert, c’est comme l’open source dans le code informatique : chacun peut le vérifier, l’amender et l’améliorer

« Le gouvernement ouvert, c’est comme l’open source dans le code informatique : chacun peut le vérifier, l’amender et l’améliorer », dit Henri Verdier, directeur interministériel du numérique et du système d’information et de Communication de l’État, également associé à l’organisation du PGO.

Les pays adhérents s’astreignent ensuite à des plans d’action nationaux dont l’objectif est de faire progresser la transparence de l’action publique. Si les résolutions ne sont pas contraignantes, pour Pauline Carmona, elles restent « des actions publiques auxquelles s’engagent les États et dont ils sont ensuite comptables auprès des sociétés ».

L’Afrique francophone bien représentée à Paris

Le Kenya, la Tanzanie, le Malawi, l’Afrique du Sud, le Ghana, le Liberia et la Sierra Leone ont rejoint l’initiative et, pour certains, en sont à leur troisième plan. Et à Londres, le 11 mai, le président nigérian Muhammadu Buhari avait indiqué son intention de rejoindre le PGO.

Ceci dit, à Paris, en décembre, de nombreuses initiatives issues d’Afrique francophone seront représentées. Amane Guerfi Belaidi, la fondatrice de l’Open Gov Algeria Lab, l’agence de mise en relation entre gouvernants et gouvernés, Narcisse Mbunzama, un Congolais à l’origine de DRCongo Open Initiative, visant à l’ouverture des données en RDC, Jean Gervais Ayissi pour U-Report Cameroun, système de sondage par SMS permettant à chacun de donner son avis sur la participation des jeunes au débat public, sur l’éducation ou d’autres thèmes d’intérêt général, ou encore Maurice Thantan, qui dirige l’Association des blogueurs du Bénin.

Source: Jeune Afrique

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Union africaine : Paul Kagame s’entoure d’une équipe de neuf experts pour réformer l’institution

Lors du 27e sommet de l’Union africaine en juillet, le président rwandais s’est vu confier la mission de réformer l’Union africaine afin de la rendre plus efficace. Il devra remettre ses conclusions lors du prochain sommet en janvier prochain.

Économistes, politiques, ou businessmen du continent : neuf personnalités africaines, des secteur public et privé, ont été désignées par le président rwandais Paul Kagame pour réfléchir à la réforme institutionnelle de l’Union africaine. Selon un communiqué officiel du bureau de la présidence en date du 18 octobre, ces neuf experts doivent se réunir le 31 octobre à Kigali.

L’économiste rwandais Donald Kaberuka, ancien président de la Banque africaine de développement (BAD) et ex-ministre des Finances, désormais professeur à la prestigieuse université américaine de Harvard, fait partie de cette équipe de recherche qui devra dépoussiérer l’institution. En janvier 2016, Donald Kaberuka avait été nommé à la tête du Fonds de la paix de l’Union africaine.

Paul Kagame a également sollicité un autre économiste de renom : le Bissau-guinéen Carlos Lopes, qui s’est récemment illustré par sa liberté de parole en qualifiant le franc CFA de « mécanisme désuet ». Fin septembre, il a par ailleurs démissionné de ses fonctions de secrétaire général adjoint de l’ONU et secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Afrique (CEA).

Quatre femmes parmi les recrues

Parmi les autres recrues, on trouve aussi l’ancien gouverneur de la banque centrale d’Afrique du Sud, Tito Mboweni, mais aussi des personnalités du monde des affaires comme le magnat des télécoms zimbabwéen, Strive Masiyiwa, fondateur du groupe Econet Wireless et le Camerounais Acha Leke, associé principal du cabinet mondial Mc Kinsey&Co.

Quatre femmes ont également été désignées par Paul Kagame : l’actuelle ministre de l’Environnement du Nigéria, Amina J. Mohammed, mais aussi Cristina Duarte, l’ancienne ministre des Finances et du plan du Cap Vert, et Mariam Mahamat Nour, ministre de l’économie, du plan et de la coopération internationale au Tchad. Elle a notamment travaillé comme conseiller spécial du secrétaire général des Nations unies dans le cadre de la réunion de 2015 sur les objectifs du millénaire pour le développement.

Enfin, la Camerounaise Vera Songwe, qui dirige le bureau Afrique de l’Ouest et Afrique centrale de la Société financière internationale (IFC – filiale de la Banque mondiale consacrée au secteur privé, ndlr), vient compléter l’équipe.

Source : Jeune Afrique

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Burkina Faso: qui a mis sur écoute Djibril Bassolé?

Le juge d’instruction militaire burkinabé, François Yaméogo, chargé de l’enquête sur la tentative de coup d’État de septembre 2015, a adopté le 23 septembre une ordonnance demandant à Hermann Künzel, expert allemand en investigations acoustiques, officiant notamment auprès de la CPI, d’analyser les enregistrements téléphoniques mettant en cause l’ancien ministre Djibril Bassolé. Sont-ils authentiques ? Une étape primordiale dans l’affaire des écoutes qui mêlent Djibril Bassolé et l’actuel président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro. Mais d’où proviennent ces écoutes ? Qui les a réalisées ? Deux pistes semblent définitivement à écarter : les Burkinabés eux-mêmes et l’ambassade de France à Ouagadougou.

Plusieurs éléments forcent à s’interroger sur une implication de l’ambassadeur américain au Burkina, Tulibano Mushingi. Le juge Yaméogo du tribunal militaire a délivré une ordonnance aux fins d’authentification des conversations téléphoniques et l’expert allemand Hermann Künzel a 21 jours pour rendre son rapport, donc d’ici fin octobre, et qui peut-être confirmera le travail effectué par l’expert français mandaté par la défense de Djibril Bassolé.

Cet expert français, Norbert Pheulpin, a remis en cause l’intégrité des écoutes. Si Hermann Kunzel confirme, le dossier judiciaire de Bassolé est vide. Les fichiers sonores remis à l’expert allemand contenus dans une clef USB sont titrés en anglais, par exemple « Soro to Bassolé as at 22 heures 11 » ou bien on y lit la mention « MAJ », pour major au lieu de commandant.

Une source sécuritaire proche de Yacouba Isaac Zida, ancien Premier ministre de la transition, confirme l’implication des Américains. Mais pourquoi ? Par crainte d’un coup de main de jihadistes au putsch de Diendéré ? Par soutien aux autorités de la transition ?

Les relations entre Zida et Mushingi étaient étroites, un fervent évangélisme les unissait. Dans ce cas, il s’agirait d’un coup de main américain pour tuer politiquement Bassolé. Une source française affirme que l’ambassadeur américain a bien outrepassé son rôle. Contacté, un diplomate américain à Ouagadougou déclare : « nous ne sommes pas impliqués dans ces écoutes ». Mais Tulibano Mushingi reste actif. Il y a quelques jours, il a rendu visite à Djibril Bassolé dans sa prison. Pourquoi ?

Source : RFI